Aller au théâtre pour soutenir Terres Rouges

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Terres Rouges a le plaisir de vous inviter à assister à une des représentations de  » La valse des pingouins  » du Théâtre Déjanté. Le spectacle dans lequel joue notre administrateur, Serge Wahis, aura lieu les 25, 26, 27 et 28 mai, au Petit Théâtre Mercelis à Ixelles.

En venant vous divertir, vous aidez Terres Rouges puisque 50% de la recette ira à notre association.

Au plaisir de vous y revoir, et n’hésitez pas à diffuser autour de vous ou à venir avec des amis!

Toutes les infos pratiques  → Invitation Théâtre Déjanté 

 

20 km de Bruxelles: venez soutenir nos coureurs!

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Cette année encore, Terres Rouges participe au 20 km de Bruxelles. 53 coureurs porteront le dossard aux couleurs de Terres Rouges et soutiendront de cette manière nos projets au Bénin et au Sénégal. Si vous voulez les supporter,  rejoignez-nous au lieu de rassemblement pour les voir partir, les voir arriver, ou juste venir nous saluer.

 

En pratique, nous nous donnons rendez-vous le dimanche 29 mai dès 9:15 dans le Parc du Cinquantenaire, entre la fontaine et les escaliers qui vont vers le musée (voir le plan ci-joint), pour faire une photo d’équipe (à 9:30) !  Des membres de l’équipe Terres Rouges resteront sur place avec les affaires des coureurs pendant la course.

Pour plus d’infos ou toute question, contactez

Marie par mail: run20forterresrouges@gmail.com

Bernard par téléphone: +32 (0)485 077 657

Soirée de solidarité du 4 mars: merci!

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Le 4 mars dernier, Terres Rouges organisait une soirée de solidarité au bénéfice de ses actions au Bénin et au Sénégal.

Cette soirée fut un réel succès! Près de 600 personnes se sont déplacées pour assister au Spectacle Tchékou Débrouil’ présenté au Centre Culturel d’Uccle. Elles purent également admirer et acheter les œuvres mises en vente par une trentaine d’artistes au profit de l’Association.

L’Association Terres Rouges tient à remercier de tout cœur l’ensemble du public venu la soutenir de même que les artistes sur scène, ceux qui ont proposé leurs œuvres et tous les volontaires qui ont permis la réussite de cette soirée événement. Votre soutien est notre force.

Revivez les temps forts de la soirée en regardant l’album photos:

Objets d’Arts en vente lors de la soirée du 4 mars

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Voici les œuvres d’art que vous pourrez retrouver en vente lors de notre soirée de solidarité le 4 mars prochain. Les bénéfices de la vente seront entièrement reversés à l’association, au profit de son action au Bénin et au Sénégal. Les détails de chaque oeuvre vous sont donnés lorsque vous cliquer sur l’image.

Projet d’aide à l’insertion professionnelle

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Terres Rouges a terminé l’année en beauté en recevant non seulement le Prix du Public du concours ING Solidarity Award 2015 mais également le Prix « coup de cœur » du Jury de ce même concours. Le Prix du Public nous a rapporté 1.000 euros, le Prix « coup de coeur » du Jury 10.000 euros. Le projet soumis à ING Solidarity Award s’articule autour des conditions de réussite, des insertions professionnelles et des processus d’autonomisation des jeunes pris en charge ou confiés à Terres Rouges à Cotonou au Bénin. Il s’agit pour la plus grande part de jeunes ayant eu de longs séjours dans la rue et pour lesquels un important travail a déjà été mené dans nos dispositifs « Centre d’accueil de jour » et « Dortoir de Nuit ». Ce travail a amener ces jeunes à vouloir quitter la rue et se réinsérer par la voie professionnelle pour accéder à la pleine autonomie. Lorsque les jeunes issus de la rue entament leur apprentissage, on constate que divers facteurs fragilisants peuvent compromettre leur projet : difficultés face aux exigences de la formation, tentations et bénéfices secondaires liés à un mode de vie en marge de la société, besoins « d’argent facile » rapidement gagné, etc…

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Au cours de cette période et surtout en fin d’apprentissage, une fois le diplôme ou le certificat professionnel en poche, on constate qu’il ne faut surtout pas relâcher l’effort et la présence auprès de ces jeunes. L’expérience montre que c’est à ce moment-là qu’un accompagnement et un encadrement restent encore indispensables à des degrés d’investissement variables en fonction des cas. C’est ce que propose de soutenir notre nouveau projet qui va se développer en 2016. Le projet se compose de deux volets: l’encadrement des apprentis et l’ouverture d’une boulangerie.

Encadrement des apprentis

Une équipe s’occupera de l’encadrement et du suivi de ces adolescents tout au long de leur parcours d’apprentissage professionnel jusqu’à l’autonomie. Cette équipe sera également chargée de développer et d’entretenir un réseau d’artisans patrons et de petites entreprises prêts à prendre les jeunes en apprentissage.

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Pour réaliser cette partie du projet, deux travailleurs sociaux auront pour mission de suivre régulièrement sur leur lieu de travail 35 jeunes par an : 20 nouveaux apprentis et 15 jeunes professionnels actifs ayant terminé leur cycle d’apprentissage. Outre le travail de suivi de ces jeunes, via un encadrement individuel et un travail de groupe, ces deux travailleurs seront également chargés de recruter de nouveaux artisans formateurs, de leur fournir un accompagnement individualisé et un programme de sensibilisation/formation aux réalités des jeunes des rues. De plus, ils procéderont à un démarchage auprès d’entreprises locales plus importantes pour obtenir des apprentissages dits « industriels », préparatoires à des métiers plus spécifiques et réclamant des formations plus poussées.

Ouverture d’un boulangerie

Pour réaliser ce projet novateur, un patron boulanger sera recruté, il sera chargé de la formation permanente de 5 jeunes apprentis et de la gestion de la boulangerie dans sa partie commerciale. L’objectif est de permettre aux jeunes de recevoir une double formation, l’une aux métiers de la boulangerie et de la pâtisserie, l’autre à celle de la gestion d’un commerce.

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Un modèle d’apprentissage expérimental

L’intention sous-jacente à cette expérimentation est aussi de tenter de faire école et de transmettre l’expérience et les résultats obtenus avec ce modèle d’apprentissage doublement encadré (compétences professionnelles et accompagnement psychosocial). C’est également en créant cette activité génératrice de revenus que nous comptons démontrer les possibilités réelles de réussite d’une formation professionnelle pour ces jeunes et contribuer par la même occasion à assurer sur le long terme l’autonomie financière du projet.

Les brèves de décembre 2015

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Une très bonne nouvelle !Engie logo

La Fondation ENGIE vient de nous donner, en 2015, les moyens pour accueillir 10 enfants de plus dans notre Centre Résidentiel qui passe ainsi à 30 enfants. C’est un apport financier considérable qui nous a permis d’engager du personnel et de faire face à tous les besoins de fonctionnement inhérents à cette augmentation.

1.000 euros gagnés grâce à vous

Pour ceux qui ne le sauraient pas, nous avons terminé 2ème du concours ING Solidarity Award (vote des internautes) pour la Région bruxelloise après un sprint final qui a dû surprendre plus d’une association concurrente. Nous recevrons donc les 1.000 euros de récompense revenant aux cinq premières Associations. Encore un tout grand merci à tous ceux et toutes celles qui ont voté et qui ont relayé la campagne auprès de leur réseau d’amis.

Nouveau projet de Terres Rouges au Sénégal

Notre équipe de Saint-Louis est en train de développer un nouveau projet dans ses locaux de Ndiolofène. Il s’agit d’ouvrir un centre d’accueil, d’écoute et d’accompagnement. Actuellement, l’équipe Terres Rouges travaille en support auprès d’associations partenaires, elle appuie et renforce les équipes locales qui agissent en milieu ouvert ou résidentiel dans le domaine de la protection des populations vulnérables, tels que les enfants des rues, les femmes et mineurs incarcérés, les jeunes filles en difficultés, les jeunes et enfants en décrochage social au sens large. Dorénavant, notre équipe proposera également à ce public la possibilité de bénéficier d’une aide psychosociale directe. Dans cette perspective, elle établira dans ses locaux des périodes de permanence qui, de quelques heures par semaines au début devrait, si les moyens financiers et humains le permettent, déboucher sur des permanences quotidiennes.

Soirée de solidarité le 4 mars 2016

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Terres Rouges vous invite à une soirée de Solidarité organisée le 4 mars 2016, au Centre Culturel d’Uccle. Les bénéfices de cette soirée seront entièrement reversés à l’association, au profit de son action au Bénin et au Sénégal.

L’Afrique, ses habitants hauts en couleur, leur débrouillardise légendaire, leur joie de vivre, leur sens inné du rythme, l’art de la récup’, les trésors d’imagination de sa population sont autant de sources d’inspiration pour le spectacle « Tchékou Débrouil » mis en scène par Philippe Beyens sur les improvisations musicales de Franck Heymans et de son groupe Les Improvisations Théâtrales de Jeud’impro et une série de petits films burlesques réalisés par Jean-Claude Hellequin et Stéphane Brabant à Cotonou avec les enfants de Terres Rouges.

Au cours de cette soirée, nous vous proposerons, outre le spectacle Tchékou Débrouil, une vente d’objets d’Art exposés par 25 artistes qui ont accepté que leurs œuvres soient vendues au profit de Terres Rouges ainsi qu’un cocktail dînatoire au cours duquel vous pourrez rencontrer les responsables de l’Association et les artistes présents.

→ Toutes les infos pratiques et réservation ICI ←


Les artistes exposants

AnuschB, Jean-Paul BILLE, Edith BODART, Maurice de BORMAN, Sophie de CRANE, Béatrice COLS, Sophie COLLET, Philippe CORNET, Marius DANSOU, Véronique DECOSTER, Marie-Hélène DECHAMBRE, Kifouli DOSSOU, Colette GRANDGERARD, Silvia HATZL, Florence HEYVAERT, Benoît van INNIS, Anne-Françoise JADIN, Caroline MOXHON, Sophie NEGRIER, Juan d’OULTREMONT, Sophie OLDENHOVE, Thierry OUSSOU, Luc SCHUITEN, Bela SILVA, Pascale VANDER ELST, Béatrice WAHIS, Henri WEYRICH

Toutes les oeuvres en vente à découvrir ICI ←


Avec le soutien de:

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Une nouvelle cuisine à Cotonou

Au Centre Résidentiel de Cotonou, il y a une pièce importante, la cuisine, qui nécessitait une rénovation en profondeur. Ce lieu qui focalise l’attention des petits et des grands trois fois par jour est le royaume des tata-cuisinières, Antoinette et Alexandrine. Faute de moyens adéquats, cette rénovation fut souvent reportée, dans l’attente de temps financiers meilleurs.

cuisine (1)C’est lors d’une rencontre en 2015 à Cotonou que le belge Koen De Backer, directeur de la société de gestion de fret portuaire COMAN SA, a montré un grand intérêt pour les activités du Centre et son désir de l’aider dans la mesure des possibilité de sa société. Grâce à cet appui financier, l’ensemble de la cuisine a été rénovée : plomberie, électricité, carrelage des murs et des sols et peintures. On en a profité également pour l’équiper et la rendre la plus fonctionnelle possible : grand plan de travail, étagères et armoires de rangement pratiques, éviers spacieux…

Le 30 octobre dernier fut le jour de l’inauguration de la nouvelle cuisine. Pour accueillir Koen De Backer et ses collaborateurs, les enfants avaient organisé une fête et un spectacle de musique et de danse. Même nos deux apprentis boulangers, diplômés le jour-même, étaient de la partie et remirent au directeur une Lettre de Reconnaissance de la part de notre association.

cuisine (2)

Désormais, c’est dans un environnement plus adapté à la préparation des repas d’une quarantaine de personnes (enfants et éducateurs) que nos tata-cuisinières pourront travailler.

En classe avec les enfants du Centre Résidentiel

Cet été, un couple de jeunes retraités de l’enseignement, Jean-Louis Leclercq et Béatrice Bastin ont apporté leur soutien et leur expérience à notre enseignant béninois. Ils nous partagent ici ce qu’ils y ont vécu.

Ma compagne logopède et moi enseignant avons donné un coup de main durant 6 semaines au Centre Résidentiel de Terres Rouges. Pas facile de se déplacer dans le bâtiment sans deux enfants accrochés à chacune de nos jambes et deux autres à chacun de nos bras. L’affectif passe par le toucher. Et ce manque est là, évident et douloureux chez les 30 jeunes qui séjournaient à ce moment-là à Terres Rouges.

– Victor, pourquoi tu es à Terres Rouges ?

– Regarde ! Et de me montrer sa joue droite sur laquelle on y voit une cicatrice.

– Qui t’a fait ça ?

– Mon directeur d’école.

– Ton directeur d’école ?

– Mes parents s’engueulaient tout le temps et mon père me frappait et parfois il m’enfermait pendant un jour et une nuit et je n’avais rien à boire et à manger.

– Mais tes parents t’envoyaient à l’école puisque tu es un des enfants du Centre qui lit et écrit le mieux… !

– Et un jour mon père m’a fait tellement peur que je me suis enfui et que j’ai été à la police. Et le directeur de l’école a dit que je pouvais aller vivre chez lui en attendant que ça se calme à la maison.

– Et cette cicatrice ?

– C’est le directeur de l’école avec le plat d’une machette.

– Le directeur de l’école ?

– Oui. Le directeur de l’école. Depuis lors je suis ici à Terres Rouges.

– Ça fait combien de temps ?

– Cinq mois.

– Et ?

– Avec Fabienne l’assistante sociale j’ai revu mes parents et peut-être que je retournerai chez eux.

– Tu en as envie ?

– J’ai encore peur.

Les enfants y vivent 24 heures sur 24, impliqués dans la gestion domestique de leur lieu de vie provisoire. On balaye, on décore, on cuisine et, le matin, on va en classe. Pour l’instant, il y a un maître d’école et une assistante. A notre arrivée, notre première question fut tout naturellement : « En quoi peut-on tenter de vous aider ? Dans la classe, il a une trentaine d’enfants âgés de 5 à 13 ans. Tous parlent le Fon (langue locale), mais quelques-uns parlent quand même le français , d’autres l’anglais. Pour le moment on peut dire que cinq lisent et écrivent mais les autres sont illettrés et donc c’est difficile de donner classe à tous ces enfants ensemble. Difficile ? Impossible bien sûr. D’autant qu’un enfant de 10 ans qui n’a pas été à l’école et est victime d’une carence affective énorme, est bien évidemment profondément perturbé dans son processus d’apprentissage.

JL in Africa

Nous avons donc divisé le groupe en 4 en respectant essentiellement le niveau scolaire. Et nous avons surtout joué. De Belgique nous avions amené trois valises de jeux « éducatifs », dominos d’associations d’images, jeux de rôle, lexidata, labyrinthe…. J’y ai fait aussi beaucoup de jeux d’improvisation. Lors de notre dernière journée, on a fait un grand pow pow (moment d’espace de parole et de libre expression).

Qu’ont pensé les enfants de notre présence au Centre ? « Avec Béatrice et Jean-Louis, on a beaucoup joué. Et c’était gai. » L’apprentissage par le jeu est bien sûr une pédagogie heureusement répandue mais pour cette population particulière profondément meurtrie par un passé violent, le plaisir est une des premières valeurs à transmettre. Avec l’exemplarité. Et elle est là, à Terres Rouges. Béatrice et moi nous nous le sommes dit bien souvent : « Les personnes qui y travaillent sont vraiment des gens biens. » Quand dans un jeu de rôle improvisé, nous avons demandé aux enfants à qui ils voudraient ressembler plus tard, toutes et tous sans exception, ont cité un adulte travaillant au Centre. Pour beaucoup, vivre avec des adultes attentifs et qui les respectent est une première.Tout n’est que gouttes d’eau. Mais il y a des gouttes qui désaltèrent davantage et dans le désert affectif de ces enfants, ces gouttes sont de véritables oasis.

Marius, 15 ans, bénéficiaire de Terres Rouges

L’objectif premier de Terres Rouges est d’offrir un accompagnement psychosocial aux enfants et adolescents en situations difficiles, mais l’association apporte également une attention particulière à la santé globale de ses bénéficiaires. Les difficultés d’ordre médical rencontrées par les jeunes qui vivent dans la rue ont effectivement un impact non négligeable sur leur état psychique.

Marius est un jeune béninois de 15 ans, qui a été approché dans la rue par l’équipe de sillonnage et qui bénéficie des structures de Terres Rouges depuis 2 ans. Cet adolescent souffre depuis plusieurs années d’une chéloïde sur son oreille droite. Malgré de nombreuses opérations chirurgicales, l’excroissance sur l’oreille ne s’est pas résorbée. Cette malformation entraine de nombreuses railleries et comportements de curiosité de la part des pairs, faisant naitre chez ce jeune homme des sentiments de honte, de culpabilité, une attitude de repli sur soi et l’oblige à camoufler cette vilaine excroissance sous un bonnet ou une capuche. Marius nous explique : « Je ne me sentais pas à l’aise quand j’étais avec mes amis et mon oreille me faisait mal ; la nuit quand je dormais ça me grattait et quand je grattais, ça saignait et ça devenait une plaie. Et aussi quand on me tapait avec la chicotte ça faisait mal. Lorsque je passais en rue, lorsqu’un enfant voyait mon oreille, on m’insultait et ça me gênait beaucoup. Je portais une capuche pour me cacher de mes camarades qui disaient tout le temps : – regardez, ses oreilles ! Je me sentais humilié ».

Marius (1)

Lors d’un séjour à Cotonou cette année, Eric Decroix, membre de Terres Rouges et ancien ingénieur commercial ayant notamment travaillé avec Médecins sans Frontières, a rencontré Marius et son cas l’a touché.

Par le plus grand hasard, Eric Decroix a été informé qu’une équipe de chirurgiens de l’Association La Chaîne de l’Espoir arrivait en septembre 2015 à Tanguiéta, dans le nord du Bénin, pour une mission de volontariat. Sachant qu’un médecin ORL et un plasticien faisaient partie de cette équipe, il a mis toute son énergie pour faire profiter Marius de cette opportunité. Des contacts ont été pris, et Marius a pu se rendre, accompagné d’un travailleur social de l’association, dans le nord du pays pour se faire opérer. Il témoigne : « Je me suis senti heureux quand j’ai appris qu’on allait m’opérer. Avant, quand on m’a opéré à la maison et à l’hôpital, on ne m’avait pas anesthésié, et le problème est revenu. Le jour du voyage pour Tanguiéta, j’avais peur, car la première fois j’avais eu tellement mal… Je me suis souvenu de ce que j’avais vécu et je pensais que ca allait être pareil cette fois aussi. A l’arrivée, les médecins m’ont dit que je devais manger car ça allait être mon dernier repas avant l’opération. Le lendemain matin, j’ai demandé de l’argent à tonton Florent (travailleur social qui accompagnait Marius dans ce voyage) pour acheter ma bouillie du matin mais il m’a rappelé qu’on ne pouvait pas manger avant l’opération. Avant que l’opération ne commence, on m’a fait une injection pour m’endormir. L’opération s’est passée dans de bonnes conditions. Les médecins ont remis un papier à tonton Florent et après ils sont partis ».

Une fois l’opération terminée, Marius a été accueilli au Centre Résidentiel : « Les animateurs du Centre se sont occupés de moi, le docteur Fabrice venait aussi. Quand la blessure s’est cicatrisée, tonton Florent m’a ramené à Aidjédo ». Les résultats de l’opération ne sont pas que physiques : hormis le fait que l’oreille de Marius a, à présent, retrouvé une apparence tout à fait normale, ce jeune manifeste de l’aisance vis-à-vis du regard des autres. Un regain de confiance en lui et d’estime de soi sont également des faits positifs qui ont pu être observés.

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Terres Rouges profite une fois encore, par le biais de cet article, pour remercier le docteur Michel Dewever qui a opéré Marius, l’Association La Chaîne de l’Espoir  ainsi que Eric Decroix qui a mis tout en œuvre pour que Marius puisse bénéficier de la présence de l’équipe des chirurgiens sur place au Bénin. Le personnel de Terres Rouges a également fourni un travail logistique et de coordination incroyable pour que cette opération soit une réussite. Grâce à toutes ces personnes qui se sont mobilisées pour Marius, ce jeune homme peut aujourd’hui envisager son avenir un peu plus sereinement. Il est maintenant armé pour pouvoir affronter le regard des autres.